Transport par mer de graisses et d’huiles alimentaires – l’EFSA termine les évaluations relatives aux cargaisons antérieures

18 janvier 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): Traçabilité logistique

Le commerce mondial de graisses et d’huiles alimentaires en vrac nécessite leur transport par route, par rail, par voies navigables intérieures et par mer. Dans l’Union européenne, le transport par mer de graisses et d’huiles alimentaires dans l’Europe est autorisé dans des conteneurs ayant déjà été utilisés pour transporter des substances figurant sur une liste approuvée par l’UE de cargaisons antérieures acceptables. La présence de ces substances pouvant conduire à la contamination d’aliments, elles doivent être évaluées au regard des problèmes potentiels de sécurité qu’elles suscitent. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a terminé l’évaluation de 64 de ces substances ou groupes de substances et a qualifié la majorité d’entre elles d’«acceptables» en tant que cargaisons antérieures et, dans certains cas, elle a précisé dans quels cas des conditions d’utilisation doivent s’appliquer (par exemple, comme le prévoit la législation de l’Union européenne) avant que des graisses et huiles alimentaires puissent être transportées dans les mêmes conteneurs.

Les substances figurant sur la liste de l’Union ont des utilisations variées dans le domaine de l’industrie ou de l’agriculture. Parmi celles-ci figurent des ingrédients alimentaires tels que l’eau potable, les acides gras et les mélasses, des éléments constituants d’aliments (par exemple, le calcium, d’autres types de graisses et d’huiles), et des substances réglementées telles que des additifs alimentaires ou des substances aromatisantes. D’autres exemples de ces substances sont des solvants d’extraction, des fertilisants ou des substances utilisées dans des processus chimiques.

Les experts scientifiques de l’EFSA sont parvenus à la conclusion qu’un certain nombre de substances ne remplissaient pas les critères de sécurité: le lignosulfonate de calcium n’est plus considéré comme acceptable en raison de variations dans sa composition et du manque d’informations disponibles sur les impuretés qu’il contient et sur sa réaction éventuelle avec les graisses et les huiles. En ce qui concerne les lies de vin et la cire de lignite, les experts disposaient de trop peu d’informations sur leur composition pour conclure qu’elles ne constitueraient pas une préoccupation pour la santé lorsqu’elles sont utilisées dans des cargaisons antérieures. La cire de carnauba et le dioxyde de silicium suscitent également des préoccupations pour la sécurité en raison de leur insolubilité dans l’eau et de leur point de fusion élevé, qui peuvent nuire à l’efficacité du nettoyage des conteneurs.

En 2010, à la suite d’une demande de la Commission européenne, le groupe scientifique sur les contaminants de la chaîne alimentaire (groupe CONTAM) de l’EFSA a commencé à évaluer les substances figurant sur la liste de l’UE des cargaisons précédentes autorisées pour les graisses et huiles alimentaires, en utilisant de nouveaux critères scientifiques convenus à l’échelle internationale. Ces critères ont été établis par l’ancien comité scientifique de l’alimentation humaine (SCF) et révisés par le groupe CONTAM en 2009, à la lumière des critères fixés par la Commission du Codex Alimentarius sur les huiles et les graisses. Les critères exigent aujourd’hui d’évaluer toutes les impuretés qui pourraient être présentes lors de l’évaluation du risque possible posé par ces substances dans la chaîne alimentaire. La publication aujourd’hui du troisième et dernier avis de la série marque l’achèvement de cette tâche d’évaluation.

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