Plats cuisinés : faire face à la chute des ventes

24 mars 2014 Auteur: vsoldat Catégorie(s): Economie - Entreprises - Distribution

Face à la chute vertigineuse des ventes de plats cuisinés à base de viande, les industriels mettent en valeur des approvisionnements transparents et sécurisés. La confiance des consommateurs est à regagner.

France : Nestlé stoppe la production de ses plats surgelés cuisinés

31 octobre 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): Economie - Entreprises - Distribution

La direction de Nestlé France a annoncé l’arrêt, d’ici la fin du 1er semestre 2014, de la production de ses plats surgelés cuisinés (hachis parmentiers et lasagnes de marque Maggi), qui sont fabriqués dans son usine de Beauvais (Oise).

Viande de cheval : Communication des résultats des tests ADN lancés le 13 février au niveau européen.

06 mai 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): Gestion de crise - Fraude, SMSA - Sécurité Alimentaire

Ministre de l’agriculture de l’agroalimentaire et de la forêt

Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire et à consommation

Ministre délégué à l’agroalimentaire

Dans le cadre du plan de contrôle décidé au niveau européen à la suite de la découverte de viande de cheval en substitution de viande de bœuf, 353 contrôles ont été effectués par les services du ministère de l’économie et des finances et du ministère de l’agriculture.

1) Les enquêteurs de la DGCCRF ont prélevé 153 plats cuisinés à base de viande de bœuf.

Les analyses ADN ont révélé la présence de viande de cheval dans 17 produits issus de 4 fabricants différents. Dans l’ensemble des cas, l’enquête a mis en évidence l’existence d’un circuit d’approvisionnement passant par les Pays-Bas, confortant l’hypothèse que l’essentiel des filières d’importation de viande de bœuf falsifiée par de la viande de cheval a été identifié.

2) Les services de la DGAL, ont effectué 200 prélèvements sur des minerais de bœuf dans des établissements de transformation de la viande et dans des entrepôts situés dans 46 départements.

Les résultats des analyses ADN menées par le Ministère chargé de l’agriculture ont montré que 30 échantillons sur 200 contenaient de la viande de cheval. Les prélèvements de matières premières (minerais de bœuf) ont été réalisés selon 2 modes opératoires :

dirigés dans les établissements qui avaient été identifiés comme ceux de la filière néerlandaise identifiée (au total 40 prélèvements sur 200 dont 27 se sont révélés contenir de la viande de cheval) ;

- aléatoire dans les établissements où la couleur de la viande et de la graisse des minerais de bœuf se sont révélés suspects.

Outre les analyses ADN, ce plan européen prévoyait des recherches de résidus médicamenteux : les 215 prélèvements de viande de cheval analysés n’ont pas révélé de présence de phényl-butazone. En complément, les autorités françaises ont procédé à des recherches d’antibiotiques sur ces échantillons : seul un échantillon s’est révélé positif, ce qui est marginal.

Ce plan de contrôle décidé au niveau européen à la demande de la France s’inscrit dans le cadre du plan d’actions mis en place par le Gouvernement, afin de restaurer la confiance des consommateurs et de prévenir le renouvellement de ce type de fraude. Plusieurs actions ont ainsi été menées :

- Les filières viande et poisson ont été mises sous surveillance renforcée pour toute l’année 2013. Depuis le début de l’année, 230 entreprises ont fait l’objet de contrôles sur la substitution d’espèce dans les produits à base de viande ou de poisson et dans l’alimentation infantile ;

- Les services de l’Etat (DGCCRF pour le ministère de l’économie et des finances, DGAL et DGPAAT pour le ministère de l’agriculture) travaillent actuellement avec les professionnels de la production, de la transformation et de la distribution afin d’améliorer les contrôles qualité, la traçabilité et l’étiquetage dans les filières viande, notamment en relançant les démarches d’utilisation volontaire et de promotion des certifications d’origine de la viande VBF (viande bovine française), VPF (viande porcine française) et Volailles de France dans les plats cuisinés. Les conclusions de ces travaux sont attendues pour le mois prochain avant la tenue d’une nouvelle réunion avec les trois ministres le 21 mai 2013.

Par ailleurs, le projet de loi sur la consommation que présentera, Benoît HAMON, le 2 mai prochain en Conseil des ministres, prévoit de renforcer les sanctions en cas de fraude économique de manière à rendre dissuasives les peines relatives à ces infractions. Les fraudes les plus graves seront ainsi passibles de 5 ans de prison et 600 000 euros d’amende (3 M€ pour les personnes morales). L’amende maximale pourra être portée à 10% du chiffre d’affaires de l’année précédente.

Enfin, le Gouvernement français a demandé à la Commission européenne de mettre en œuvre au plus tôt le marquage d’origine des viandes utilisées dans les plats cuisinés et celui des viandes autres que la viande de bœuf, afin d’améliorer l’information des consommateurs sur l’origine des viandes qu’ils consomment.

Retrouvez la chronologie des événements sur alimentation.gouv.fr

Contacts presse

Cabinet de Stéphane LE FOLL : 01 49 55 47 03

Cabinet de Benoît HAMON : 01 53 18 41 04

Cabinet de Guillaume GAROT : 01 49 55 84 73

Viande de cheval : le scandale s’étend à la restauration

01 mars 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): Gestion de crise - Fraude

Jusqu’ici cantonné aux rayons des supermarchés, le scandale de la viande de cheval faussement étiquetée bœuf arrive dans les cuisines des restaurants avec le rappel par Nestlé de ses lasagnes Davigel destinées aux professionnels en France et au Portugal. « Ce produit est uniquement vendu à des professionnels de la restauration, individuelle et collective », a indiqué une porte-parole de Nestlé France, qui n’était pas en mesure de préciser à combien de restaurateurs il avait été vendu.

source Vigial cpyright vigial

L’affaire de la viande de cheval renforce l’intérêt de l’origine France

01 mars 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): étiquetage, Gestion de crise - Fraude, Signes officiels de qualité, SMSA - Sécurité Alimentaire

Une des répercussions de l’affaire de la viande de cheval dans les plats cuisinés est que l’origine des ingrédients va prendre une importance accrue en 2013 quels que soient les secteurs d’activité. Exemple avec Fala, filiale de Lesaffre, qui vient d’obtenir le label Origine France Garantie pour ses levures de boulangerie.

Viande : «L’UE marche sur la tête», s’inquiète Bruno Le Maire

01 mars 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): Gestion de crise - Fraude

Conso et Santé

Viande : «L’UE marche sur la tête», s’inquiète Bruno Le Maire

01/03 | 11:30 | mis à jour à 11:45

Interrogé sur les scandales dans la viande et la réintroduction des farines animales pour les poissons d’élevage, l’ex-ministre de l’Agriculture s’est dit «inquiet sur les délais de réaction de l’UE».

Bruno Le Maire sur France Info le 1er mars - DR

Bruno Le Maire sur France Info le 1er mars – DR

L’ancien ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire (UMP) a estimé vendredi que l’Union européenne « marchait sur la tête » face à la répétition des scandales dans le secteur de la viande et après l’annonce de la réintroduction des farines animales pour les poissons d’élevage à partir du 1er juin .

« L’Europe marche sur la tête sur cette affaire de traçabilité et d’élevage comme elle marche sur la tête sur cette affaire de farines » animales, a déclaré M. Le Maire sur France Info, ajoutant que l’Union Européenne était en train de « disparaître comme projet politique » en appliquant la « politique du prix toujours le plus bas et de la qualité toujours la plus basse ».

« Ce qui m’inquiète, ce sont les délais de réaction de l’Union Européenne », a ajouté le député de l’Eure. « On a l’impression qu’on a l’éternité devant soi mais on n’a pas l’éternité, devant soi » a-t-il insisté, appelant l’Union à « prendre ses responsabilités » en adoptant une « traçabilité beaucoup plus pointue et précise » et un « étiquetage sur les produits cuisinés plus précis ».

« Failles béantes dans le dispositif de sécurité sanitaire »

« Qu’il y ait des failles aussi béantes dans le dispositif de sécurité sanitaire, je pense que ça demande des mesures beaucoup plus importantes que celles qui sont prises actuellement par le gouvernement », a en outre affirmé M. Le Maire, demandant des mesures « maintenant, dans les semaines qui viennent, dans les jours qui viennent ».

Après le scandale de la viande de cheval vendue à la place du boeuf surgelé, le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France a révélé vendredi que la société Castel Viandes basée à Châteaubriant (Loire-Atlantique) était soupçonnée par la justice d’avoir vendu de la viande avariée à des clients, notamment à des restaurants Flunch.

Bruno Le Maire accuse : « L’Europe marche sur… par FranceInfo

Les echos

Soupçons de viande avariée dans une société de Loire-Atlantique

01 mars 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): Gestion de crise - Fraude

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Soupçons de viande avariée dans une société de Loire-Atlantique

01/03 | 10:59

La société Castel Viandes, installée à Chateaubriand (Loire-Atlantique), fait l’objet d’une enquête pour « tromperie » sur la viande de boeuf, rapporte vendredi Le Parisien, sur fond de scandale sur la viande de cheval en France et en Europe.

Une enquête préliminaire pour « tromperie sur la qualité et falsification de documents » a été ouverte le 12 février par le parquet de Nantes à la suite d’éléments fournis par un ancien cadre de la société, précise le quotidien.

Ce groupe familial, créé en 1963, est soupçonné d’avoir développé des pratiques appelées « remballe » -le réétiquetage de produits invendus ou impropres à la consommation- et d’avoir vendu de la viande avariée à des clients, notamment à des restaurants Flunch.

L’affaire a été révélée par l’ancien directeur qualité de chez Castel Viandes, licencié en 2008, qui assure avoir découvert que des employés avaient été affectés à une opération de vente de steaks avariés, selon le Parisien.

Pour la directrice de Castel Viandes, Véronique Viol-Lésvesques, il s’agit d’une « dénonciation calomnieuse ».

« Nous n’avons jamais fourni de viande avariée à Flunch, la preuve c’est que nous travaillons toujours avec Flunch depuis des années », a-t-elle dit vendredi sur BFM TV. « Si on avait fourni de la viande avariée à Flunch, il y a longtemps que Flunch nous aurait laissé tomber ».

« C’est un règlement de comptes parce ce monsieur a été licencié en 2008, qu’il ne l’a pas accepté », a-t-elle ajouté.

Selon Le Parisien, une perquisition a été menée le 12 février chez Castel Viandes au cours de laquelle une « quantité impressionnante » de documents a été saisie.

Cette nouvelle révélation survient sur fond de scandale de plats cuisinés à la viande de cheval faussement étiquetée comme du « boeuf » qui éclabousse depuis janvier une vingtaine de pays européens, dont la France.

La société française Spanghero, mise en cause dans le scandale, a annoncé mercredi avoir sollicité l’ouverture d’une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Carcassonne (Aude).

Viande : nouvelle enquête en France pour une affaire de tromperie

01 mars 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): Gestion de crise - Fraude

La société visée par le parquet de Nantes est Castel Viandes, société spécialisée dans la découpe de viande bovine. Un ancien cadre est à l’origine de l’enquête pour escroquerie et tromperie, écrit le « Parisien/Aujourd’hui en France »

Viande de cheval : le recours aux plats litigieux divise les associations

01 mars 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): Gestion de crise - Fraude

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Viande de cheval : le recours aux plats litigieux divise les associations

Par Marie-Josée Cougard | 01/03 | 07:00

Le Secours Catholique refuse catégoriquement de distribuer les plats cuisinés frauduleux.

Pour le Secours Populaire, la priorité, c’est d’éviter que de la marchandise jugée saine ne soit détruite. – Photo AFP

Pour le Secours Populaire, la priorité, c\'est d\'éviter que de la marchandise jugée saine ne soit détruite. - Photo AFP

Certaines associations caritatives, dont le Secours Catholique, refusent de distribuer aux pauvres frappant à sa porte les plats cuisinés retirés de la vente pour étiquetage mensonger. Pourtant, une réglementation initiée par Christine Boutin en 2009, prévoit le don des denrées alimentaires présentant un défaut d’étiquetage.

Très catégorique, Bernard Schricke, directeur du Secours Catholique en France, estime que «  c’est une question de dignité humaine. Pourquoi les plus pauvres accepteraient-ils des produits qui n’ont pas été jugés dignes d’être vendus aux autres consommateurs ? » Moins actif sur la distribution de repas que les autres associations caritatives, le Secours Catholique explique qu’il « préfère les bons d’achat permettant aux personnes en difficulté de choisir elles-mêmes leur alimentation ». Depuis des années l’association milite en faveur d’aides financières plutôt que d’aide alimentaire. « Les gens ont besoin d’argent, pas de produits dont les autres ne veulent pas. » En outre, rappelle Bernard Schricke : « Les plus démunis ne disposant pas de micro-ondes, les plats surgelés ne sont leur sont d’aucune utilité. »

De leurs côté, Les Restos du coeur ne feront « rien sans un décret du ministère de l’Agriculture garantissant la qualité sanitaire des produits ». La Croix Rouge a les mêmes exigences en termes de sécurité des produits et demande que la nature de la viande soit spécifiée.

La découverte de nouvelles fraudes ne peut être exclue

En revanche, le Secours Populaire se dit prêt à organiser la distribution des quelques 4,5 millions de plats retirés des rayons pour étiquetage frauduleux. A condition, précise son directeur, Julien Auprêtre, que les services habilités apportent « toutes les garanties quant à la sécurité des produits » et qu’ils soient « correctement étiquetés ». Julien Auprêtre précise en outre que compte tenu de la logistique à déployer pour récupérer et distribuer la marchandise, «  une aide financière sera nécessaire ». Cela étant, la priorité du Secours Populaire est d’éviter que de «  la marchandise jugée saine ne soit détruite ». L’organisation a distribué 186,6 millions de repas en 2012.

Interrogé sur RMC, le ministre délégué à la Consommation, Benoit Hamon, a précisé qu’il appartient «  aux associations de décider si oui ou non elles acceptent ces dons ». Celles qui «  bénéficieront de ces produits » devront être informées de leur contenu.Le ministre a reconnu qu’un tel don peut être coûteux pour ces associations, notamment dans le cas des produits surgelés qui requièrent un transport frigorifique.

Dans la foulée du PDG de Picard, Philippe Pauze, qui a déclaré hier aux « Echos » que «  d’autres fraudes sont à prévoir », Benoit Hamon a reconnu que, dans la mesure où les contrôles étaient très étendus, la découverte de nouvelles fraudes ne pouvait être exclue. Il a promis en outre que le montant des sanctions contre les auteurs de tromperie économique dans l’alimentaire serait «  multiplié par dix » dans le projet de loi de la Consommation qu’il présentera en avril.

Par ailleurs, la société Spanghero, en première ligne dans le scandale de la viande de cheval, a déposé hier plainte contre X auprès du procureur de la République de Paris, pour tromperie et escroquerie.

Marie-Josée Cougard

Écrit par Marie-Josée COUGARD
Journaliste
mcougard@lesechos.fr

Contrôles alimentaires : un système moins exigeant pour les plats préparés

24 février 2013 Auteur: vsoldat Catégorie(s): étiquetage, SMSA - Sécurité Alimentaire, Traçabilité logistique

La traçabilité de la viande crue est totale de la ferme à l’assiette. Mais elle s’avère nettement moins sévère pour les plats préparés.